Ce n’est plus un secret ! En France, trois candidats au permis B sur quatre ont réussi l’examen. En effet, la conduite accompagnée est un avantage indéniable, car cela permet de s’habituer très tôt à avoir un volant entre les mains et bien sûr d’être plus à l’aise le jour du permis.

Cependant, c’est aussi une démarche qui requiert certaines conditions à prendre en compte. Mais pas de panique ! Tout vous sera expliqué dans cet article.

La conduite accompagnée

Pour s’inscrire à l’AAC vous devez :

  •         Être âgé d’au moins 15 ans
  •         Que votre représentant légal vous donne son accord et qu’il ait lui-même celui de son assurance
  •         Être titulaire de l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR)

Le jeune conducteur doit, au préalable, avoir le code de la route en ayant validé les compétences théoriques et pratiques, mais également fait vingt heures de conduite en autoécole.

Une fois ces étapes accomplies vous deviendrez éligible à la conduite accompagnée. Cependant, il reste encore une étape importante : trouvez un accompagnateur. Généralement, il s’agit d’une personne proche ou un parent.

Il faudra par la suite parcourir une distance minimale de 3000 km sur une durée d’au moins un an.

Lorsque toutes ces étapes sont validées, il reste un élément crucial à prendre en compte. Il s’agit bien évidemment de l’assurance !

L’assurance pour jeune conducteur

Afin de couvrir tout accident responsable de la part du jeune conducteur, l’assuré devra souscrire à une assurance auto. Il est important de prendre en compte qu’ajouter un mineur en tant que deuxième conducteur à votre assurance auto ne vous entraînera aucune surprime (supplément de cotisation). Par la suite le nom du jeune conducteur figurera sur votre contrat d’assurance auto.

Cependant, il se peut que certains assureurs vous refusent cette garantie si vous avez été condamné pour avoir causé certains délits au volant, tel que :

  •         Le délit de fuite
  •         L’homicide et blessures involontaires
  •         Pratiquer de la conduite en suspension de permis
  •         Le refus d’obtempérer

L’assurance peut également vous refuser l’assurance jeune conducteur pour diverses raisons. Elle peut juger par exemple que le véhicule est inadapté, comme une voiture de sport, car celle-ci est considérée comme trop puissante et bien plus sujette aux cas de vols, d’accidents, mais aussi de dégradations volontaires. Un autre cas de refus peut être lié à la conduite de l’apprenti conducteur si elle semble irresponsable et sujette à risques.

Nous vous conseillons donc un petit véhicule simple de prise en main.

Quelles sont les garanties ?

Une fois que votre apprenti figure sur votre contrat, il est désormais sous votre responsabilité. Vous serez donc garant de ses accidents responsables, et, bien sûr, vous encourez également une perte de vos points de permis pour toute infraction qu’il réalisera. Il est donc dans votre intérêt à ce qu’il ait une conduite responsable, et ce, dès le début de son apprentissage.

Il est également important de souligner qu’une fois que le conducteur aura obtenu son permis tout en possédant une assurance jeune conducteur, celui-ci n’aura qu’une surprime de cotisation de 50% au lieu de 100%.